L'aqueduc des Eaux Libres (aqueduto das Águas Livres) est un système complexe de collecte, d'approvisionnement et de distribution des eaux de la ville de Lisbonne, au Portugal. C'est l'un des monuments emblématiques de cette ville, par ses 127 arches en ogives qui se dressent au-dessus de l'espace urbain, en particulier sur la vallée de l'Alcantara.

Historique

L'aqueduc a été construit à partir de 1732, sous le règne du roi Jean V, pour capter les eaux de source dites Eaux Libres de Belas, puis il a été étendu à tout un réseau de captage et de distribution, durant tout le xixe siècle. Grâce à son excellente construction, il a survécu indemne au tremblement de terre de 1755.Il est resté en fonction jusqu'en 1968 et peut être visité, ainsi que les grands bassins qu'il dessert.L'Aqueduc est aussi tristement célèbre par le tueur d'origine espagnol Diogo Alves qui de 1836 à 1839 assassinait et dépouillait les passants avant de les jeter dans le vide. Condamné à mort, il fut exécuté par décapitation sur le Cais do Tojo, à 14h15, le 19 février 1841. Sa tête fut récupérée et étudiée par des scientifiques de l'époque. Elle est toujours visible au théâtre anatomique de la faculté de médecine de Lisbonne, conservée dans du formol.

Description

La section la plus réputée est celle qui franchit la vallée de l'Alcantara, en une volée de 35 arches, dont la plus grande s'élève à 65 m, avec une distance entre les piliers de 29 m, ce qui en fait le plus grand arc ogival en maçonnerie du monde.[réf. nécessaire]Entre les vallées de Ribeira de Arroios et d'Alcântara, les eaux sont distribuées par quatre grandes galeries principales : Galeria das Necessidades, Galeria da Esperança, Galeria do Loreto et Galeria de Santana.