Le centre historique de Evora est classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1986. Dès le premier regard, on s'aperçoit de la forte homogénéité architecturale jaillissant de cet ensemble. Visiblement fière de sa parure détentrice d'une partie de l'histoire du Portugal, Evora semble trôner en reine de l'Alentejo, justifiant ses allures « de capitale régionale. »La cité s'est développée à l'abri des imposantes murailles qui encerclent son centre comme des bras protecteurs. Mère Patrie est en partie là, préservée des incidences du temps qui s'écoule, mais pas du regard des nombreux visiteurs bienvenus, désireux d'effectuer un voyage dans un passé ayant volontiers laissé des traces tangibles marquées par la pierre. evora_2Evora ravit. Sa splendeur paraît résulter de sa jubilation permanente à l'idée d'abriter à l'intérieur et à l'extérieur de ses murailles, des témoignages diversifiés d'architecture allant du médiéval à la renaissance, à travers des ouvrages mélangeant les influences gothiques et Manuélines, ou encore des curiosités aussi étranges qu'inattendues, telle une chapelle tapissée d'ossements humains. Ses ruelles tortueuses confèrent à la ville un charme certain, semblant toutefois lui rappeler qu'après tout elle n'est qu'une ville à l'échelle humaine. Humaine, peut-être, mais les traces de Diane la Déesse rôdent, bien ancrées dans la tonicité des rayons de ce soleil portugais, et paraissent ramener sans cesse au souvenir d'Evora que son aspect intemporel en fait la gardienne évidente d'une grande partie du patrimoine historique du pays.Evora, tant par sa richesse architecturale que par son charme, est incontestablement un des fleurons dont le Portugal peut être fier, et mérite largement son « élection » au Patrimoine de l'humanité.